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| Écrit par La Nouvelle Tribune du 08/02/2010 | |||||
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Après un long silence, le président Zinsou se prononce: « Pour 2011, je ne participe pas à la cacophonie ambiante » Malgré son grand âge - 92 ans - et en dépit du silence qu’il s’est imposé sur la politique du pays, le président Emile Derlin Zinsou a accepté néanmoins se prononcer sur quelques sujets d’actualité. Lepi, gouvernance politique, le régionalisme, les indépendances. Rien ne résiste à sa curiosité. Le nonagénaire reste toujours un homme plein de fierté et d’idées mais aussi un homme déçu par les dirigeants d’aujourd’hui. Un soir du jeudi 04 février 2010. La résidence privée du président Zinsou respire un calme olympien. Après une dizaine de minutes d’attente, le majordome nous introduit au salon de l’homme qui fut président du Bénin à la fin des années 60. Le sénile nous attendait déjà, assis dans son canapé, une béquille à côté, regardant l’horizon avec assurance. Après quelques secondes de civilité, nous voilà dans l’entretien. D’une voix chevrotante, le président nous avertit : « je n’aborde aucun sujet politique ». Le pourquoi ? « Je suis en retraite politique », affirme-t-il succinctement. Des indépendances, il garde un bon souvenir pour avoir été un de ses acteurs les plus influents. Il en fait un bilan mitigé, trouve qu’il y a un effort un peu partout pour les infrastructures mais que « les Africains ne sont pas encore mentalement décolonisés ». A la fin, il octroie la mention « assez bien, peut mieux faire » à tous les pays qui depuis 1960 ont accédé à l’indépendance et montre qu’il a moyen d’espérer car « 50 ans dans la vie d’une nation, c’est vraiment trop court pour faire un bilan ».Un peu nostalgique du passé, il déclare que les hommes qui ont dirigé les pays aux lendemains des indépendances ont plus d’intégrité, plus de nationalisme et de volonté. La preuve, dit-il, c’est qu’il n’y a pas en leur temps tous les détournements et surtout le taux élevé de corruption (qu’il considère comme une maladie) qu’on a aujourd’hui. 2011 et « Pour 2011, je ne participe pas à la cacophonie ambiante », dit-il pour se soustraire à toutes les tractations actuelles pour la présidentielle de 2011. Il ajoute ne pas y trouver de l’intérêt, ayant déjà à son niveau la solution. « En 2011, c’est moi qui serais le président » ironise-t-il. Visiblement déçu par la prolifération des partis politiques, il déclare chaque fois éteindre son poste téléviseur quand il voit « ces conneries ». Notre pays n’a pas besoin de près de 200 partis car ces partis ne sont pas créés pour l’amélioration des conditions de vie des populations mais plutôt pour satisfaire leurs fondateurs qui les utilisent pour captiver les prébendes politiques et acquérir de la notoriété. Sinon, ajoute-t-il, pourquoi tous ceux qui disent qu’ils font la même chose ne se mettent pas ensemble. Aussi se réjouit-il de la volonté de certains grands partis de se mettre ensemble pour créer de grands blocs politiques. « Je les saluerais si ces regroupements sont vrais », a-t-il dit, insistant sur le fait que ces partis doivent avoir une idéologie et un programme clairs qui les différencient les uns des autres. Parlant de « Nous avons toujours fait les élections sans Marcel Zoumènou
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